Voyageurs des fleuves 2008 du 17 au 30 avril

Suivez l’expédition Voyageurs des Fleuves 2008, au jour le jour, avec Clément, le photographe des Clés de l’Actu
  • rss
  • Accueil
  • Les voyageurs des fleuves
  • Toutes les photos
  • Fils d’infos
  • Contact

9ème jour d’expé

[Afficher le diaporama]
jour9-01.jpg
jour9-02.jpg
jour9-03.jpg
jour9-04.jpg
jour9-05.jpg
jour9-06.jpg
jour9-07.jpg
jour9-08.jpg
jour9-09.jpg
jour9-10.jpg
jour9-11.jpg
jour9-12.jpg
jour9-13.jpg
jour9-14.jpg
jour9-15.jpg

Pour la première fois de l’expédition, nous n’avons pas à déménager notre camp ce matin. Ça vous semble sûrement dérisoire, mais c’est pourtant une excellente nouvelle pour nous. Car aujourd’hui, cest grasse mat’ ! 6h30 au lieu de 6H00 !!! Les affaires nettoyées la veille dans le fleuve peuvent également sécher. Ou tenter de sécher. Car le temps est toujours aussi caractéristique de la saison des pluies. Une lumière blanche permanente, des tons allant du gris clair au gris foncé… Bref, du temps de pluie ! Difficile dans ces conditions d’éviter la moisissure des vêtements, même soigneusement lavés au savon de marseille et aussitôt étendus. Plusieurs solutions s’offrent aux voyageurs :

1/ Les jeter : c’est l « école » Stéphane Lévin. « Les chaussettes, c’est du consommable ! », répète t-il sans cesse. Cette méthode peut apparaître comme luxueuse. Mais garder ses affaires dans des sacs poubelles revient pratiquement à sentir _ soit-même et ses sacs _ le « rat crevé » selon l’expression de Catherine, la jeune voyageuse canadienne.

2/ L’ « école » Rémi : Cette solution consiste à tenter de profiter de tout, feu, moindre rayon de soleil, etc… Plutôt fatigante (quand il se met à pleuvoir, il faut alors se mettre à courir pour récupérer le linge éparpillé sur le campement), cette méthode peut même se révéler totalement contre-productive. Car un Tshirt boucané au coin du feu se met subitement à révéler d’étonnantes effluves, mélanges de fumée, de sueur et de pourriture. Cette méthode, l’essayer, c’est tester sa réaction face au vomissement.

3/ L’« école Philippe Lesage, le coordinateur scientifique. Alors, Philippe, c’est un peu un homme à part. Lui qui travaille à Infoterra, une entreprise de cartographie par satellite, se révèle en plein de cas être l’Homme de la situation. Un manque d’énergie pour recharger la petite dizaine de PC portables, les sept appareils photo (dont les deux miens), la caméra et tous les outils nécessaires aux protocoles scientifiques des Voyageurs (télémédecine, rapid mapping, Photos panoramiques, etc…) ? Philippe trouve la solution. C’est notamment l’inventeur du vélogène, qui consiste simplement à un vélo sans les roues, mais muni d’un générateur d’éléctricité. Vous pédalez, vous n’avancez pas pour autant, mais vous rechargez ainsi une batterie reliée à l’installation… Bref, tout ça pour revenir à Philippe, qui, se révélant brillant dans bon nombre de situations, est également incapable de prendre en charge ses vêtements mouillés, les retrouvant enfouis dans les multiples poches de ses sacs d’expé. A l’arrivée, l’odeur est pestilentielle…
Aujourd’hui, toute l’équipe des Voyageurs en profite pour avancer sérieusement sur les protocoles scientifiques. Un électrocardiogramme est effectué sur Chirac, un des guides amérindiens. Les guides et piroguiers, eux, préparent la fin de leur mission. Ils vont en effet nous quitter en arrivant à Soparare, une des stations du CNRS en Guyane, habituellement fréquenté uniquement par des chercheurs. J’accompagne José qui part placer des pièges sur un bras du fleuve. Catherine, elle, se retrouve sur un rocher au plus prêt des rapides du saut du Grand Canori pour une photo panoramique.
Tout commenceà poser sérieusement problème. Mon ordinateur portable m’a lâché. La fin du séjour va être tendue au niveau du travail… Le matériel de télémédecine semble avoir également pris un peu l’humidité. Nous en arrivons à un stade où le moindre relâchement au niveau de la discipline peut coûter très cher au matos. C’est un peu le soucis des conditions météorologiques extrêmes de la Guyane au moment de la saison des pluies.
Les jeunes partent également avec les Amérindiens en forêt pour analyser les différentes espèces et leurs applications pratiques. Se soigner une rage de dent, arrêter une hémorragie, un mal de tête… Boire un coup, manger, survivre, quoi. Tout est possible dans la forêt. « La forêt est la source de tout ce que nous avons chimiquement dans nos civilisations. Ici, tu peux tout trouver », s’émerveille Catherine… Et pourtant, Atili, un des guides amérindien le confesse : « Je suis chaman. Mais je ne vais dans la forêt que si les médicaments que me donne le médecin ne font pas leur effet. » Là est la question cruciale. Atili a 42 ans. Il connaît bien les effets des plantes. Mais les plus jeunes s’éloignent de plus en plus de la forêt. Combien de temps encore tous ces savoirs survivront-ils ?

LA BLAGUE DU JOUR :
Juste un petit interlude qui se veut comique et qui a fonctionné dans des conditions extrême après une longue marche. Tentez cette expérience dans des conditions similaires, vous verrez que ça fonctionne très bien. Prenez une bande de jeunes voyageurs bien crevés par des pluies incessantes des marches harassantes et un rythme de vie digne des plus grands explorateurs… Prenez les entre quatorze yeux et racontez-leur la blague suivante : « Quel est le cri d’un poussin de 500 kilos ? » Attendez un peu. Si aucune répoinse ne suit (ce qui est très probable, la question étant très conne a priori, passez à la réponse…) « PIOU PIOU !!!! » Et voilà comment se faire élire comique de l’expé…

Catégories
L'expédition

« 6ème et 7ème jour : les photos 10ème jour d’expé »

2 réponses

Salut Clément, Tes photos sont superbes et nous ont vraiment permis

francois richard | 27 avril 2008 | 19:30

Salut Clément,
Tes photos sont superbes et nous ont vraiment permis de vivre ce voyage avec vous, d’imaginer ce que vous voyez, même si on ne reconnaissait pas tout (un singe mouillé que j’ai appelé paresseux…?, des images sur un tronc d’arbre papillons ou larves …? des oiseaux sans noms ou autres). Mais on voyait la pluie l’humidité la vitesse en pirogue l’eau et son mouvement plus ou moins impétueux, les pentes… glissantes, le poids de la pirogue tirée ou poussée, la solidarité de nos enfants et de tout le groupe BRAVO BRAVO Tu peux continuer, il y a plein de gens qui attendent chaque jour des nouvelles sur ton blog…. et les textes lorsque tu as le temps viennent nous apporter des précisions que nous savourons.
Nous vous embrassons tous
François

Salut Clément, Tu as osé faire la blague du poussin de

Ivàn | 29 août 2008 | 15:56

Salut Clément,
Tu as osé faire la blague du poussin de 300 kilos, heureusement que tu fais de belles photos.
Je te conseille de persévérer dans la photo et le journalisme, car si tu vise une carrière d’humoriste …. Je n’en dirais pas plus, je ne veux pas prendre le risque de briser ton rêve de scène.
;)

Laisser un commentaire

Tags

1er jour 2ème jour 3ème jour 4ème jour 5ème jour 6ème jour 7ème jour 9ème jour 10ème jour 11ème jour 12ème jour 13ème jour 14ème jour amazonie carte Cayenne climat faune informations L'expédition La préparation Médecin milan Nathalie Lévin parcours Philippe Lesage photos presse Regina reportage sciences scientifique Stéphane Lévin voyageurs

Commentaires récents

  • DUBOIS Manon dans Toutes les photos
  • Ivàn dans 9ème jour d’expé
  • Ivàn dans 11ème et 12ème jour : les photos
  • Juliette richard dans J - 1 avant le départ…
  • francois richard dans Et oui ! Nous sommes de retour !

RSS Les news des Clés Ju

  • Le record mondial des hommes volants
  • RTL toujours en tête
  • Michalak is back !
  • Tous à skis !
  • Teste tes droits !

Liens

  • Le blog de l’expédition
  • Le site de Stéphane Lévin
  • Milan Presse

Catégories

  • L'expédition
  • La préparation
  • Les voyageurs
Milan Presse 2008