2ème jour d’expé : la douche froide !
Après une bonne nuit réparatrice sur le carbet flottant, nous reprenons la route, enfin, le marais, à bord de nos pirogues. Direction, l’entrée du marais de Kaw.
On abandonne là nos guides de deux jours, Elison et Erwan pour emprunter de nouvelles embarcations et rencontrer de nouveaux guides. La petite bande s’agrandit. De deux guides, nous passons à 8.
En sachant que ce soir, nous retrouverons les lycéens guyanais qui nous suivront pour le reste de l’aventure. En attendant, nous nous embarquons vers Regina, en empruntant notamment de petits canaux creusés au XIXe siècle par des esclaves.
Il est difficile de ne pas penser à ceux qui ont perdu la vie à creuser ces canaux dans des zones particulièrement inhospitalières, entourés de moustiques portant bon nombre de maladies, de plantes urticantes, coupantes, etc… Difficile aussi, sinon impossible, d’occulter le fait que pendant des dizaines d’années, l’état français a envoyé ici des hommes condamnés par la justice. Condamnés à la mort dans des bagnes inhumains. Quand ces hommes sortaient à l’issue de leur peine, ils ne pouvaient pas pour autant rentrer en métropole. Et étaient alors réduits en esclavage en Guyane. C’était à peine hier…
Pour revenir sur la raison de mon titre, c’est que nous comprenons aujourd’hui ce que veut dire saison des pluie ici. Nous avons subi, toute la journée des draches terribles. Pas des petits crachins, non, mais des véritables déluges. Les vêtements sont trempés, le matériel en prend un coup. Et le moral, aussi. Heureusement, quand un flanche, les autres le remontent aussitôt. C’est aussi ça l’expé : une solidarité sans faille entre les voyageurs.
A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes arrivés à Regina. C’est une ville (village ?) particulièrement étonnante. Située à 80 km à peine de la frontière brésilienne, c’est les dernières traces de civilisation avant de pénétrer la « vraie » forêt guyanaise.
Pour une marche qui devrait marquer tous les esprits. Celle qui devra nous mener à la Savane-roche, un sommet granitique surplombant d’environ deux cent mètres la canopée (le sommet de la végétation de la forêt amazonienne). La progression devrait être terrible avec 7 montées et descentes successibles (selon Stéphane du moins). Je vous donnerai des news le plus rapidement possible.
J’en profite également pour passer le bonjour à tout le monde (et à C.B. et Maylïs) en particulier !
A bientôt !
De grosses bises à tous et encore FELICITATIONS... une bise
Dominique | 28 avril 2008 | 16:55De grosses bises à tous et encore FELICITATIONS… une bise particulière à Nathalie .Bravo ma grande !! tu sais à quel point je reste admirative, je sais que tu es si heureuse de partager cette aventure avec Stéph et ces jeunes lycéens …c’est une belle aventure humaine et cela ne m’étonne pas de toi.. je félicite également toute l’equipe pour ce courage exemplaire … également le magistral et fabuleux auteur de ce blog ..merci pour toutes ces photos plus jolies les unes que les autres… A propos , concercant ce serpent vert pomme.. qui est ce courageux personnage qui le manipule aussi facilement.. Breuhh !! je déteste les serpents… même les faux en caoutchouc….
Bises à tous .