10ème jour d’expé
Aujourd’hui, réveil à 6H00. On refait les sacs et on défait le camp. Nous devons faire en sens inverse le trajet effectué sur le fleuve il y a deux jours… Les pluies des derniers jours ont au moins un effet bénéfique, c’est d’avoir fait monter le niveau des eaux. Les sauts qui auraient été infranchissables en pirogue à une autre période, deviennent beaucoup plus simples à passer. Il reste néanmoins le fameux Grand Machicou, le même qui nous avait fait bien souffrir à l’aller. Il y a de quoi : deux tonnes de matériel à débarquer et trois pirogues de 800 kilos à faire passer, à moitié sur le fleuve, à moitié par la forêt… Lire la suite »
9ème jour d’expé
Pour la première fois de l’expédition, nous n’avons pas à déménager notre camp ce matin. Ça vous semble sûrement dérisoire, mais c’est pourtant une excellente nouvelle pour nous. Car aujourd’hui, cest grasse mat’ ! 6h30 au lieu de 6H00 !!! Les affaires nettoyées la veille dans le fleuve peuvent également sécher. Ou tenter de sécher. Car le temps est toujours aussi caractéristique de la saison des pluies. Une lumière blanche permanente, des tons allant du gris clair au gris foncé… Bref, du temps de pluie ! Difficile dans ces conditions d’éviter la moisissure des vêtements, même soigneusement lavés au savon de marseille et aussitôt étendus. Plusieurs solutions s’offrent aux voyageurs : Lire la suite »
5ème jour d’expédition
Une fois de plus, la nuit n’a pas été des meilleures…
Le carbet semblait à première vue tout à fait correct : Quatre entités : Une réservée aux voyageurs, au doc, à Stéphane et à Philippe, le logisticien scientifique de l’expé. Une autre est destinée aux guides, à la cuisine et aux repas. Une troisième dotée d’une table pliante, sert au traitement des photos et aux protocoles scientifiques. Des batteries de grande capacité nous permettent de charger tout notre matériel.
La dernière entité nous reçoit. Florence, la cameragirl, Patrick, l’ingé son et réalisateur, Manu, le photographe, Deix, le logisticien et moi-même. Le problème est que l’une des barres auxquelles les hamacs sont attachés a la fâcheuse tendance de tourner dés que l’un de nous bouge. Sitôt que quelqu’un se réveille ,, tout le monde est réveillé ! Quel bonheur que la vie en collectivité, avec 95 % d’humidité dans l’air et donc… Lire la suite »
4ème jour d’expédition
Bon. On est monté ici (non sans peine)… Maintenant, il va bien falloir descendre.
Mes épaules sont douloureuses et les péripéties de la nuit n’y sont pas pour rien. Je me suis couché mouillé. Je me lève mouillé… Rien que de très normal. Mais quand il s’agit de repartir pour quelques heures de marche, l’humidité fait mal au moral.
Le départ se fait vers 10 heures, après les formalités aux différents protocoles scientifiques confiés par certaines entreprises et organismes de recherche aux Voyageurs et après la seconde visio-conférence avec la cité de l’Espace, à Toulouse.
La descente n’est pas plus évidente que la montée, bien au contraire. Lire la suite »
3ème jour d’expédition
Voilà le jour tant attendu et redouté à la fois arrivé…
Le jour de la fameuse marche vers la Savane-Roche, d’où la vue sur la canopée se révelera magnifique.
Mais pour cela, il va falloir affronter une succession de montées et de descentes particulièrement terrible. Le départ se fait d’une mine d’or officielle, à environ trois quart d’heure de pirogue de Regina.
L’expé devient particulièrement folklorique avec l’arrivée, la veille au soir des lycéens guyanais et de divers accompagnants, journalistes (France-Guyane, Régie française d’Outre-Mer) responsables du CNES (centre national d’étude spatial), CNRS (Centre national de la recherche scientifique) et du Rectorat de Guyane : 35 personnes au total !
Au bout de moins d’une heure de marche, dans la gadoue et sous une pluie persistante, les deux premiers (et seuls) abandons de la journée interviennent. Lire la suite »
2ème jour d’expé : la douche froide !
Après une bonne nuit réparatrice sur le carbet flottant, nous reprenons la route, enfin, le marais, à bord de nos pirogues. Direction, l’entrée du marais de Kaw.
On abandonne là nos guides de deux jours, Elison et Erwan pour emprunter de nouvelles embarcations et rencontrer de nouveaux guides. La petite bande s’agrandit. De deux guides, nous passons à 8.
En sachant que ce soir, nous retrouverons les lycéens guyanais qui nous suivront pour le reste de l’aventure. En attendant, nous nous embarquons vers Regina, en empruntant notamment de petits canaux creusés au XIXe siècle par des esclaves.
Il est difficile de ne pas penser à ceux qui ont perdu la vie à creuser ces canaux dans des zones particulièrement inhospitalières, entourés de moustiques portant bon nombre de maladies, de plantes urticantes, coupantes, etc… Difficile aussi, sinon impossible, d’occulter le fait que pendant des dizaines d’années, l’état français a envoyé ici des hommes condamnés par la justice. Condamnés à la mort dans des bagnes inhumains. Quand ces hommes sortaient à l’issue de leur peine, ils ne pouvaient pas pour autant rentrer en métropole. Et étaient alors réduits en esclavage en Guyane. C’était à peine hier… Lire la suite »
1er jour d’expé : On commence doucement !
Pour le premier jour d’expé, Stéphane a réservé aux voyageurs une journée plutôt tranquille. Nous prenons les pirogues à l’entrée du marais de Kaw. Une immense étendue d’eau et de savane qui se confondent au gré des marées. Ici, les marées se font ressentir jusqu’à soixante-dix kilomètres du rivage. Au bout d’environ une heure de pirogue, nous arrivons à un carbet flottant. Une barge à étage, accolée à un ponton en bois… tout cela situé en plein milieu des marais. Ici, c’est une sorte de paradis. Pas de moustique, des centaines, voire des milliers d’espèces animales différentes… Bref, l’Eden. Lire la suite »
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